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Victor Wembanyama et les San Antonio Spurs attendus à Paris pour 2025

Victor Wembanyama

Ce soir, l’Accor Arena accueille une nouvelle affiche NBA entre les Cleveland Cavaliers et les Brooklyn Nets. Dans un an, cela devrait selon toute vraisemblance être au tour des San Antonio Spurs du prodige français Victor Wembanyama. Le patron de la NBA ne le confirme pas encore, mais c’est tout comme. Le big boss de la plus puissante ligue de sport au monde a partagé plusieurs sous-entendus qui laissent peu de place au doute.

« J’ai d’abord une excellente nouvelle à vous annoncer : je peux vous confirmer que la NBA sera de retour à Paris pour un nouveau match à Paris 2025, a-t-il confié dans un palace de la capitale. Je ne peux en revanche pas vous dire quelles équipes seront présentes mais, dans mon esprit, j’ai très envie d’en faire venir une. Une franchise a vraiment de fortes chances d’être là. Je vous promets que nous travaillons dur sur ce dossier pour qu’il avance vite. J’espère que dans les deux mois à venir, peut-être même dans quelques semaines, nous pourrons annoncer l’affiche de ce match à Paris. »

Pas la peine d’être grand clerc pour deviner quelle franchise se cache derrière son sourire : les San Antonio Spurs. « Victor Wembanyama aimerait beaucoup », glisse le grand patron au détour d’une phrase. Il y a un an, sans connaître la destination du futur numéro 1 de la draft, Adam Silver avait déjà promis de faire le nécessaire pour que la franchise du Français traverse l’Atlantique un jour ou l’autre. Il a redit ce souhait au Français le soir de la draft en juin dernier.

« Très clairement, confirme un proche du patron de la NBA, Adam Silver veut que les Spurs et Victor viennent à Paris. C’est sa volonté. Mais il ne peut rien annoncer officiellement tant que tout n’est pas signé. C’est juste une question de temps. » En visite en septembre dans la capitale, une partie du staff administratif des Spurs avait aussi promis que l’équipe texane était candidate pour franchir l’Atlantique. Elle n’attendait que le feu vert de Silver. L’alignement des planètes est proche.

Ces deux bonnes nouvelles digérées, il reste deux inconnues à lever : contre qui et où ? Les Indiana Pacers ont posé leur candidature pour faire le voyage mais plus de la moitié des franchises NBA sont dans le même cas. Un séjour à Paris en milieu de saison, c’est comme une récréation pour les stars NBA qui se bousculent au portillon pour vivre l’aventure.

« C’est vrai que les joueurs adorent venir à Paris et que c’est facile d’avoir des équipes volontaires », assure Silver. Ça pourrait aussi être Washington, l’équipe de Bilal Coulibaly, l’ancien coéquipier de Wemby à Boulogne-Levallois et son grand pote. Des retrouvailles entre les deux auraient de l’allure sur les bords de Seine.

L’autre interrogation concerne le lieu où organiser ce match qui suscitera un engouement extraordinaire. « Pour le match de demain (jeudi) entre Cleveland et Brooklyn, prévient Mark Tatum l’adjoint d’Adam Silver, nous avons des spectateurs venus de 51 pays différents. »

Malgré des prix de billets prohibitifs, 99 % des tickets en vente à l’Accor Arena sont partis en quelques minutes. Mais ce n’est rien par rapport à ce qui se produira l’année prochaine. Pour faire face à la demande qui se mesurera en centaines de milliers, la délocalisation du match à Paris La Défense Arena, à Nanterre, chez Victor Wembanyama, avec ses 30 000 places au lieu des 15 000 de l’Accor Arena est envisagée. Même si cette dernière salle reste, en France, celle qui ressemble le plus à une Arena aux normes de la NBA.

« N’oublions pas qu’il s’agira d’un match de saison régulière qui compte, pas une simple exhibition. Pas question donc de faire n’importe quoi. Où qu’on aille jouer ce match, il y aura de toutes les façons beaucoup de déçus qui ne pourront pas entrer », anticipe un responsable de la ligue qui semble privilégier Bercy.

Ce ne sera pas la première fois que les Spurs viendront en France puisque cela est déjà arrivé à deux reprises. D’abord en octobre 2003 pour un match de présaison contre les Memphis Grizzlies avec un duel entre Tony Parker et Pau Gasol. L’équipe de France de foot, alors en stage à Clairefontaine, avait pris place au premier rang. Les « Éperons » sont revenus trois ans plus tard à Villeurbanne pour défier l’Asvel. Tony Parker n’était pas encore le propriétaire du club.

« La France compte tellement à nos yeux, dit encore Adam Silver qui ne s’est pas projeté sur l’après-2025. Tout ici nous attire : la façon dont la France aime et vit notre sport, comment elle forme ses jeunes joueurs. On aime vos talents. La première fois que je suis venu pour un match en 1994, il y avait zéro joueur français en NBA. Nous en avons aujourd’hui quatorze avec un Français qui fut notre dernier premier choix de draft. Je n’oublie pas non plus que trois de vos compatriotes (Alexandre Sarr, Zaccharie Risacher et Tidjane Salaün) sont pour le moment dans les projections pour être dans le Top 10 de la draft 2024. Vous avez en France, une chance extraordinaire, sachez-le. »

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