
Alors que le marché mondial du sport est en pleine mutation et pourrait atteindre 600 milliards d’euros d’ici 2030, de nouveaux acteurs structurent le financement du secteur en Europe. C’est le cas d'Athvance Capital, lancé par le trio complémentaire Danny Menken (ex-Eurosport), Karim Ben Rejeb (ex-JP Morgan) et Pierre Moreau (ex-LVMH/JO 2024). Avec un premier fonds de 60 millions d'euros déjà largement déployé, la structure délaisse les géants du Tier 1 pour se concentrer sur le “Tier 2 et 3”, un réservoir de valeur fragmenté et sous-managé. Dans cet entretien, Pierre Moreau détaille leur thèse d'investissement unique : un modèle "Evergreen" alliant prise de participation dans des propriétés intellectuelles (clubs, ligues) et investissements dans des entreprises technologiques (“Enablers”) pour maximiser la performance et la monétisation.
Vous lancez Athvance Capital avec Danny Menken et Karim Ben Rejeb dans un marché du sport en pleine mutation. Quelle est la genèse de ce projet et comment vos parcours respectifs se complètent-ils pour porter cette nouvelle structure ?
L'aventure a réellement débuté après ma mission chez LVMH pour les Jeux de Paris 2024. C'est à ce moment que j'ai été mis en contact avec Danny Menken, ancien patron d'Eurosport Europe du Nord, qui lançait ce projet. Il s'est associé à Karim Ben Rejeb, qui apporte une expertise financière importante avec 25 ans de M&A et plus de 200 deals chez JP Morgan. De mon côté, mon profil opérationnel vient compléter ce binôme. Nous avons officiellement lancé Athvance en juin avec une thèse singulière : investir à la fois sur des droits dans le sport, qu’on appelle propriétés intellectuelles (IP) comme des ligues ou des clubs, et sur les entreprises technologiques qui permettent de les monétiser ou d'élever la performance des sportifs
Votre thèse d'investissement se concentre sur ce que vous appelez les propriétés "Tier 2 et Tier 3". Pourquoi délaisser les grands noms du sport européen pour vous focaliser sur ces segments plus modestes ?
Nous n'avons pas vocation à investir dans des actifs comme le PSG ou Liverpool, déjà ciblés par les fonds souverains ou les fonds de private equity américains, car notre conviction réside dans le réservoir de valeur immense du deuxième et troisième tiers du sport européen. Ce marché, fragmenté et sous-capitalisé, recèle des propriétés sous-commercialisées dont nous voulons débloquer le potentiel grâce à une approche industrielle. Athvance Capital vise ainsi 500 millions d'euros de valeur d’actifs nets (NAV) d'ici cinq ans, s'appuyant sur un premier fonds de 60 millions d’euros closé en décembre 2025 auprès de family offices et prévoyant une nouvelle levée en 2026. Notre thèse repose sur un marché du sport atteignant 600 milliards d’euros en 2030, où les propriétés européennes sont actuellement sous-managées et sous-évaluées. Le fonds opère selon un modèle "Evergreen" axé sur le long terme, avec l'ambition de bâtir un groupe agissant comme un véritable opérateur.
Comment Athvance va générer de la valeur pour ses clients ?
Devenez abonné premium pour lire la suite
En devenant abonné premium, je peux lire l'intégralité de cet article et bénéficier d'autres avantages. Bénéficiez d'une offre d'essai de 7 jours gratuit
Je deviens PremiumUn abonnement premium vous offre :
- Accès à l'intégralité des newsletters par email et en ligne
- Accès à toutes les interviews et chroniques
- Accès à toutes les brèves
- Accès à toutes les offres d'emploi
- Participation au groupe Whatsapp
- D'autres nouveautés